Amère
- Adjectif féminin singulier
Définition
- de saveur âcre, irritante
- triste, pleine d'amertume
- blessante
"amère" dans l'encyclopédie
-
CI-GÎT L'AMER. GUÉRIR DU RESSENTIMENT (C. Fleury)
- Écrit par Marc LEBIEZ
- 6 125 mots
À cette phrase-choc succède le rapprochement entre « l’amer », « la mère » et « la mer ». « Tous » en effet, nous est-il exposé, « connaissent ce lien entre la sublimation possible (la mer), la séparation parentale (la mère) et la douleur (l’amer) ». Ainsi est annoncé, quoique inversé, le plan du livre qui ira de l’amer à la mère avant de se conclure avec l’ouverture de la mer.
-
GOLL IVAN (1891-1950)
- Écrit par Marie-Claude DESHAYES
- 2 570 mots
Un des derniers poèmes posthumes de Goll s'appelle La fleur de cette nuit amère : La fleur de cette nuit amère Oh plantez-la Au plus profond des rainures de mon cœur Là où le souci étend ses rails, Une forêt y croîtra Peuplée de sangliers bleus De faisans colorés et de fougères Pour masquer la nudité de l'univers.
-
SMITH ELIZABETH dite BESSIE (1894 ou 1895-1937)
- Écrit par Alain GERBER
- 1 158 mots
- 1 média
Sous le couvert de l'anecdote, on l'entend dévider dans ses chansons de terribles actes d'accusation, avec une sorte de dignité amère. Chez Bessie Smith, l'art ne daigne parler que de la vie et de la mort : elle n'est pas d'humeur à badiner. Sa propre existence semble calquée sur le texte d'un blues : Bessie, qui « roula sur l'or », mourut dans le dénuement le plus absolu, victime d'un accident de la circulation.
-
LE BARBIER DE SÉVILLE (G. Rossini)
- Écrit par Christian MERLIN
- 1 149 mots
- 1 média
Et surtout, le réalisme social et psychologique du texte de Beaumarchais conduit Rossini à abandonner les facilités de la farce au profit d'une ironie plus amère dont il n'allait plus se départir.
-
DISULFIRAME ou ANTABUSE
- Écrit par Philippe COURRIÈRE
- 1 281 mots
Il se présente alors sous forme d'une poudre presque blanche, inodore et de saveur légèrement amère, fondant vers 71 0C ; très soluble dans l'alcool et dans le chloroforme, il l'est moins dans l'éther et il est insoluble dans l'eau. À cause de sa toxicité, cette substance est classée au tableau A des différentes pharmacopées. Du point de vue physiologique, il provoque une hypersensibilité de l'organisme à l'alcool éthylique, car il interfère avec le métabolisme normal de cet alcool et produit une augmentation du taux d'acétaldéhyde dans le sang et dans l'air expiré ; la libération d'acétaldéhyde est responsable de réactions qui s'accompagnent de céphalées, de nausées et de vomissements.