Shôgun
- Nom masculin singulier
Définition
- en histoire, chef militaire qui exerçait au Japon le véritable pouvoir
Synonymes
- shogoun
- shogun
"shôgun" dans l'encyclopédie
-
SHŌGUN
- Écrit par Paul AKAMATSU
- 4 828 mots
Lorsque Yoshiaki, le dernier shōgun Ashikaga, fut chassé de Kyōto par Oda Nobunaga, son pouvoir était devenu purement nominal. Ensuite, il n'y eut pas de shōgun, jusqu'à ce que Tokugawa Ieyasu mît fin définitivement aux guerres féodales, de 1600 à 1615. Tokugawa Ieyasu eut soin de recevoir l'hommage des daimyō, possesseurs de grands fiefs, avant de se faire nommer shōgun en 1603.
-
TOKUGAWA LES (1603-1868)
(repères chronologiques) - Écrit par Olivier COMPAGNON
- 1 627 mots
1635 Tokugawa Iemitsu, shogun depuis 1623, met en place le système de sankinkotai qui accroît le pouvoir du shogun sur les seigneurs féodaux. Un décret interdit aux Japonais d'émigrer. Ceux qui sont installés à l'étranger n'ont plus le droit de revenir dans leur pays natal. 1657 Un gigantesque incendie ravage partiellement Edo. 1720 Le shogun Tokugawa Yoshimune autorise l'importation d'ouvrages occidentaux sans rapport avec le christianisme.
-
HŌJŌ TOKIMASA (1138-1205)
- Écrit par Francine HÉRAIL
- 1 084 mots
Il se débarrasse de l'aîné de ses petits-fils, le shōgun Yoriie, dont la belle-famille pourrait lui porter ombrage, puis, soupçonné d'avoir comploté la mort de son deuxième petit-fils, le shōgun Sanetomo, il est exilé.
-
TOKUGAWA IEMITSU (1604-1651)
- Écrit par Paul AKAMATSU
- 1 822 mots
- 1 média
Troisième shōgun de la dynastie des Tokugawa, petit-fils de Ieyasu, Tokugawa Iemitsu fut le premier des shōgun à ne pas se rendre à Kyōto pour recevoir le mandat impérial : désormais, un émissaire du souverain porta celui-ci à Edo, capitale shōgunale. Sous le gouvernement de Iemitsu, de 1623 à 1651, la cour du shōgun s'organisa : le haut conseil constitué de daimyō fudai prit toute son importance.
-
DAIMYŌ
- Écrit par Michel François VIÉ
- 9 537 mots
Quelle que fût leur origine, les daimyō étaient acceptés comme vassaux par le shōgun, de qui dépendait à chaque génération le choix de l'héritier du fief et la continuité de la maison princière. L'aide militaire – convertible en argent – due au shōgun variait selon l'importance du fief. Mais, en dépit de l'autonomie qui leur était reconnue dans leur territoire, les daimyō étaient responsables de l'ordre public, devaient faire respecter certaines lois générales du shōgun, et leur incapacité autant que l'infidélité étaient sanctionnées par des révocations, des retranchements de fiefs, des déplacements d'office d'une région dans une autre.