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Langues et littératures dravidiennes
Les langues du sud de l'Inde
Plus de vingt langues, environ 220 millions de locuteurs, un cinquième de la population de l'Inde, donnent au groupe dravidien, majoritaire dans le sud du Deccan, la cinquième place dans le monde. À son importance numérique s'ajoutent une importance culturelle considérable au sein de l'indianisme et une importance politique dans l'Inde d'aujourd'hui. Cette famille linguistique, homogène et bien définie, est de type « agglutinant » (en fait, il s'agit de langues à suffixes, qui tendent à devenir flexionnelles) ; elle reste sans parenté établie, bien que les rapprochements avec les langues finno-ougriennes soient tentants. Sa préhistoire est mal connue, son histoire grevée de préjugés.
Le terme « dravidien » a été créé en 1856 par R. Caldwell, l'initiateur des études comparatives dravidiennes, pour grouper le tamoul et les langues qui lui sont apparentées, c'est-à-dire les vernaculaires de la grande majorité du sud de l'Inde. il l'empruntait au sanskrit draviḍa, terme relié lui-même à « tamoul » par le prākrit damila. En dehors de la linguistique, le mot « dravidien » n'a que des acceptions contestables, sans rigueur scientifique. En anthropologie physique, on l'a utilisé, depuis Risley, pour désigner le groupe relativement homogène dit mélano-indien ou sud-indien, soit les Tamouls et les populations qui leur ressemblent, en réservant le cas des brahmanes ; classement peu satisfaisant et purement descriptif, qui n'ouvre aucune parenté génétique. Métissages, sous-groupes endogames rendent hasardeuse toute taxonomie et dangereux tout effort pour extrapoler du langage à la race. La même confusion existe en anthropologie culturelle, où la théorie d'une invasion aryenne brahmanique, repoussant et dominant la masse autochtone ou antérieurement établie des Dravidiens dans le sud de la péninsule, a conduit de la reconnaissance objective des traits communs au Sud et de la recherche légitime des substrats préaryens à l'élaboration abusive d'une véritable mythologie dravidienne. Son expression extrême s'est traduite par l'idéologie « sudiste » du Parti progressiste dravidien (DMK), à Madras, dont l'importance politique était considérable, dans son hostilité au Nord, au sanskrit, aux brahmanes. Mais, dans l'histoire de l'Inde, cet antagonisme explicite est une idée neuve, plutôt apparue à la suite du nationalisme, au xxe siècle, que confirmée par une longue tradition.
Le problème des origines et des influences
Il est regrettable que le dravidien, comme le muṇḍstet, soit pris pour la langue des primitifs de l'Inde, une sorte de gaulois victime d'une invasion culturelle gréco-romaine, mais la quête même de la culture dravidienne, par ses apôtres, a aidé à la légende, prenant parfois l'aspect folklorique des antiquités druidiques. Par réaction contre le ritualisme brahmanique et certaines contraintes sociales, on a créé, depuis la fin du xixe siècle, la fiction d'une société dravidienne idéale, non sans affinités avec une sorte d'état de nature : né pur et généreux, l'Émile dravidien aurait été brimé et corrompu par l'aryanisation progressive de sa patrie... Au mépris, injustifié mais traditionnel, entaché d'ethnocentrisme indo-européen, de l'indianisme classique pour tout ce qui est dravidien, répond aussi la tentation permanente des dravidologues depuis le père Heras : annexer à leur domaine la brillante civilisation ancienne de la vallée de l'Indus, aux IIIe et IIe millénaires avant J.-C.
Certes les fouilles de Lothal et Kalibangan prouvent que la culture matérielle d'Harappā et Mohenjo-Dāro a porté jusqu'au Gujerāt et au Rājasthān son art de l'urbanisme, ses poteries, et l'existence de contacts commerciaux avec le Moyen et le Proche-Orient est évidente. Mais l'écriture reste mystérieuse : textes très courts, sceaux ou fragments de pots, d'ivoires, de bronzes dont on sait seulement, depuis B. B. Lal, qu'il faut les lire de droite à gauche (parfois peut-être aussi en boustrophédon), aucun texte bilingue. Les déchiffrements, en « protodravidien » par des Russes, puis par une équipe scandinave (1969), ne sont pas encore concluants, ni surtout exempts de propos extra-linguistiques. Si les parallélismes avec le sumérien, les étymons protodravidiens tirés du DravidianEtymologicalDictionary de Burrow et Émeneau sont des bases solides, mais déjà d'une combinaison difficile, il est plus dangereux d'interpréter en termes dravidiens les quelques faits de culture qu'on croit entrevoir : protoshivaïsme ( ?), déesse mère, culte de l'arbre ou du phallus, ou de lier les établissements balnéaires et les égouts de la civilisation de l'Indus à l'horreur de la pollution dans le système des castes – que l'idéologie dravidienne, aujourd'hui, attribuerait plus volontiers à l'aryanisme. Enfin, le Brāhuī, îlot dravidien perdu au Baluchistān, est sans doute une butte témoin, mais on ne sait de quoi. Il illustre d'ailleurs les difficultés anthropologiques de l'entreprise.
La question est donc ouverte, mais l'hypothèse de travail reste l'une des plus vraisemblables, car il est possible que les langues dravidiennes aient couvert avant l'apport indo-aryen une aire géographique plus vaste. Ce qui est certain, c'est que les échanges culturels entre le Nord et le Sud sont attestés au moins au ive siècle avant l'ère chrétienne, date antérieure aux premiers témoignages littéraires dravidiens conservés. Les études ont révélé aussi l'importance de l'élément dravidien dans la structure et le vocabulaire de l'indo-aryen le plus ancien, et souligné des analogies phonologiques et grammaticales nombreuses entre dravidien, moyen-indien et indo-aryen moderne. La recherche linguistique elle-même invite à saisir l'Inde entière dans une perspective qui privilégie ce qui l'unit, plutôt que dans ce qui la divise.
Groupes et sous-groupes linguistiques
Quatre langues écrites, langues officielles de quatre États de l'Union indienne, ont une longue tradition littéraire :
– le tamoul (80 millions de locuteurs, État du Tamilnadu, ex-Madras, Pondichéry et Kerala ; deuxième langue de Sri Lanka, troisième langue de la Malaisie, parlé en Afrique du Sud, aux Fidji, à l'île Maurice, à la Réunion, etc., par les minorités indiennes) ;
– le telugu ou télougou (plus de 86 millions de locuteurs, État d'Āndhra Pradesh ; deuxième langue de l'Union indienne après l'hindī) ;
– le kannada ou kanara (plus de 44 millions de locuteurs, État de Mysore) et le malayālam (plus de 39 millions de locuteurs, État du Kerala et îles Laquedives).
Le tuḷu (plus de 1 million de locuteurs, région de Mangalore, sur la côte de Mysore) n'a qu'un siècle d'existence écrite, malgré un riche vocabulaire et des traditions folkloriques plus ou moins confondues avec leur expression kannada ; les autres langues n'ont pas d'écriture et occupent des positions géographiques marginales. Ainsi le koḍagu, ou coorg dans les régions montagneuses des Nilgiri... Un sous-groupe « central » au nord de l'Āndhra Pradesh réunit kolami (avec un dialecte, naïki ou bhīlī), parji (ou duruwa dans le Bastar) et gadaba (deux dialectes : ollari et salur) ; en plein domaine indo-aryen, l'Orissa abrite le konda, le kuī et le kuwi tandis que le gondi disperse surtout dans le Madhya Pradesh les nombreux dialectes. Plus au nord, on trouve le kurukh (ou orāon, dans le Chota Nāgpur) et le malto (au Bengale occidental, dans le Rājmahāl), desquels on rapproche le brāhuī (brahoui), seule langue dravidienne (de vocabulaire plus que de structure) parlée hors de l'Inde, par une tribu isolée au Baluchistān, de type physique turco-iranien. Certains travaux ajoutent au groupe « central » le maṇḍa et le pẹngo.
Énumération fastidieuse, mais nécessaire : elle souligne la disparité des données offertes au comparatiste. Quatre langues étalent sur de longs siècles des textes littéraires, un matériel épigraphique et une variété considérable de dialectes. La littérature tamoule remonte aux origines de l'ère chrétienne au moins ; la plus ancienne inscription kannaḍa est de 450 et le premier texte, du ixe siècle, suppose un ou deux siècles de productions antérieures ; l'écriture évoluée du kannaḍa et la littérature telugu naissent vers le xie siècle, le malayālam enfin au xiiie siècle. Le premier texte tuḷu imprimé est une traduction de l'Évangile de saint Matthieu (1842) et, avec d'autres productions chrétiennes ultérieures des missionnaires, il ne reste de cette ancienne littérature que quelques pāḍdana, proses poétiques qui célèbrent sur fond d'histoire les disputes et les guerres du pays, ses héros et héroïnes qui, une fois morts, deviennent bhūtaou démons, quelques chants populaires ou sandi, destinés surtout à accompagner des danses quasi rituelles, et des proverbes. Les années 1920-1930 ont vu une brève renaissance : chants, drames sociaux, littérature de propagande ou de traduction ; elle semble avoir tourné court. Le coorg offre, avec moins de richesse, le même bilan : ballades héroïques, chansons folkloriques, proverbes, littérature missionnaire. Il en va de même des autres langues : maigres recueils populaires de chants, de contes, de dictons, parfois simples listes de vocabulaire recueillies dans des groupes tribaux dont certains sont en voie d'extinction. Cela relève de l'ethnographie plus que de la littérature.
C'est cependant l'apport des langues parlées et des dialectes qui a élargi et rénové les bases du comparatisme dravidien fondé par Caldwell qui ne dénombrait que douze langues en 1856, mais prenait date en face du comparatisme indo-européen, lui-même alors encore adolescent. Les recherches actuelles ne découvriront peut-être pas de nouvelle langue, mais la dialectologie leur offre un champ très vaste, répertoire de structures et de formes souvent plus archaïques que la tradition littéraire. Celle-ci doit être étudiée de manière plus historique. Les textes ne sont datés que très approximativement (sauf peut-être en telugu), mais l'épigraphie apporte son concours, et un inventaire linguistique comparé peut confirmer la chronologie, fondée davantage sur des éléments stylistiques ou lexicaux que sur la phonétique ou la structure grammaticale ; la stabilité, artificielle mais peu commune, de la langue écrite est en effet un trait remarquable de toutes ces littératures. En tout cas, la linguistique dravidienne s'est bien développée, dans beaucoup d'universités indiennes, américaines ou soviétiques. La tradition française est plus attachée au tamoul, à cause de son originalité et de la richesse de son apport à la connaissance de l'hindouisme.
Genres et écoles littéraires
Les quatre littératures importantes constituent en effet une contribution essentielle à l'histoire de la culture indienne. Elles seront présentées séparément. Seuls sont évoqués ici les problèmes généraux qui leur sont communs. Deux équivoques capitales sont à dissiper : vernaculaire ne signifie pas seulement populaire, et dravidien ne signifie pas étranger à l'hindouisme d'expression sanskrite.
Toutes les littératures dravidiennes souffrent de dichotomie entre langue littéraire et langue parlée. Celle-ci, riche, diversifiée selon les régions, la culture, le statut social – bien qu'on ait peut-être exagéré l'opposition dialectale par castes –, a engendré des œuvres vigoureuses, généralement sous-estimées et qui n'ont été que tardivement fixées par écrit. Leur antiquité est présumée plus que prouvée. À cette catégorie se rattachent de très importantes collections de ballades en malayālam, les pāṭalu ou poèmes lyriques telugu en mètres régionaux, les yakṣagāṇa telugu ou kannaḍa, sortes de drames populaires, formes théâtrales où le texte écrit s'efface parfois devant la danse ou la mimique, mais où une large place est faite à la verve populaire, et aussi une foule de chants et de proverbes accordés aux rythmes de la vie, des travaux et des fêtes, que le réveil nationaliste contemporain a incité enfin à recueillir. Le tamoul a, lui aussi, d'innombrables drames de rues, ballades historiques, chants destinés à la danse ou à l'accompagnement musical : certains kummi ou kuravan̄ci deviennent, par insensible transition, de véritables chefs-d'œuvre poétiques. Le nom de Puka Lenti, poète du xve siècle, couvre aujourd'hui toute une production anonyme récente d'éditions populaires célébrant dieux secondaires, rois et héros locaux. Conservatoire de mètres rares ou faciles, où se renouvelle périodiquement la langue littéraire, répertoire de thèmes folkloriques allant de la verve villageoise à la dévotion nationale ou religieuse, psautiers populaires des kīrtana, chansons des pèlerins, complaintes politiques ou chansons de geste, cette littérature énorme reste méconnue ; il est temps d'en dresser l'inventaire comparatif, de retrouver dans les langues diverses la sagesse subtile des Komaṭi, sans doute originaires de Penugoṇḍa (district de Gunṭūr) mais qui ont essaimé dans tout le Sud, ou les histoires prêtées au poète kannaḍa Tennāla Rāma dont la légende fait le bouffon de la cour de Vijayanagar. Le pur classique tamoul ancien qu'est le Cilappatikāram unit à une trame épique de ton soutenu une variété étonnante de thèmes et de mètres folkloriques ; de même les plus grands auteurs revigorent souvent leurs accents par un retour aux formes plus populaires de l'expression, en kannaḍa la prose lyrique de Basava (xiie siècle) ou les tripadi, aphorismes de trois vers, de Sanvajña (xviie siècle) ; en telugu le style emporté des Centuries de Vemana, le poète du peuple ; en malayālam, les Tuḷḷal (rondes) de Kun̄can Nambiyār, prétexte à une vigoureuse peinture satirique...
Mais, à l'encontre de ce courant régional ou populaire, les milieux littéraires ont toujours eu tendance à élaborer un style plus recherché, régi par une rhétorique entretenue par de riches écoles grammairiennes, très souvent de formation sanskrite. La diction relevée a pris ses modèles et ses critères dans la tradition du kāvyasanskrit. Seule, l'originalité de la littérature tamoule refusa, à l'origine, de s'y plier, mais ce fut pour créer sa norme propre : sous sa forme la plus haute, c'est une sorte de sanskrit dravidien, aussi éloignée du langage populaire. En kannaḍa, l'effort principal des mouvements des xiie et xviie siècles tend à briser le mur toujours redressé entre style littéraire et style parlé. Le telugu, au cours de longs siècles d'adaptations du sanskrit, n'affirme jamais mieux son originalité qu'en renchérissant sur la recherche d'expression de son modèle : un certain ésotérisme précieux en est souvent la rançon chez ses meilleurs auteurs. Le malayālam a dû frayer sa voie propre entre deux écoles, tamoule et sanskrite ; alors que, par rapport à leur commune origine, le malayālam parlé présente une évolution beaucoup plus « avancée » que le tamoul, l'un de ses premiers textes littéraires, le Rāmacaritam est écrit dans un style artificiellement tamoulisé.
Sanskrit et dravidien
Loin de s'opposer, sanskrit et littératures dravidiennes se compénètrent donc. Exprimant une même culture, celles-ci donnent, à qui n'est pas attentif aux détails, une impression de redite. Chacune a son ou ses Rāmāyaṇa (il n'y en a pas moins d'une dizaine en kannaḍa), ses Mahābhārata, ses Bhāgavata, ses textes dévots, techniques ou didactiques, traductions libres, adaptations originales ou créations véritables, contrepoint ou complément du sanskrit, auquel elle s'ajoute ou se substitue, popularisant les grands textes de l'hindouisme. Ainsi, le telugu ouvrit sa littérature par une ère de traductions du sanskrit qui en répandirent la culture dans tous les domaines, dotèrent les poètes d'un vocabulaire et d'une prosodie plus riches, les rompirent à toutes les virtuosités. Beaucoup d'ailleurs s'exerceront dans les deux langues. La contribution des auteurs d'origine « dravidienne » à la littérature sanskrite est en effet impressionnante : Vedānta Deśika qui écrivit en sanskrit comme en tamoul n'est pas une exception. Entre les littératures dravidiennes même, les emprunts sont nombreux. L'empire de Vijayanagar a été bénéfique au kannaḍa comme au telugu, la poésie telugu fut l'ornement des cours des Nayak de Tanjore et de Madurai ; tout le Sud chante les hymnes de Tyāgarāja ou Kṣetrayya, orgueil de la littérature musicale telugu, alors que des commentaires fortement sanskritisés diffusent en Āndhra les textes des ālvār, les grands hymnologistes vishnuites du pays tamoul. Il n'est pas jusqu'à l'Islām lui-même qui n'ait su trouver un accent original dans chacune de ces langues...
Trop insister sur leur caractère « dravidien » serait les mutiler, ou plutôt, s'agissant des littératures, reporter par anachronisme dans la période historique, où la fusion culturelle est un fait, une querelle d'origine qui n'est qu'un phénomène de foi. Inversement, les négliger au profit exclusif du sanskrit serait mutiler l'hindouisme d'un apport original et diversifié : il n'est pas d'étude du philosophe viçiṣtādvaita Rāmānuja sans référence au « veda » tamoul que sont les poèmes de NammāLvār ; il n'est pas d'exposé possible du śaivasiddhānta sans référence aux mystiques ou philosophes shivaïtes tamouls. L'important est, en définitive, la contribution du Sud à la culture de l'Inde, et non l'impossible définition d'une culture dravidienne indépendante.
Après 1850, la langue anglaise, et à travers elle le roman russe ou français et tous les courants de pensée de l'Occident, les réformateurs marathes ou bengalis ouvrent une autre ère culturelle et substituent au sanskrit des normes esthétiques nouvelles. L'éveil nationaliste change l'horizon social et politique. Techniques et notions modernes exigent un vocabulaire approprié. La presse (1880 env.), la radio (1927), le film (1935) renouvellent les formes d'expression : traductions, essais, romans, nouvelles appellent un style littéraire plus direct, proche de la langue parlée. Face à l'anglais et à l'hindi, dont on veut faire la langue nationale de l'Union indienne, entre une tradition figée et la pluralité des dialectes qui ont leur vie propre, doit s'imposer une langue de bon aloi, reflet de l'idiome quotidien. Mieux préparé par son passé récent, le malayālam a l'une des littératures modernes les plus brillantes de l'Inde, en poésie comme dans le roman réaliste. Le telugu a trouvé dans les dialectes côtiers la matière d'une norme actuelle et s'exprime de façon naturelle, ouvert à tous les courants. Mais le kannaḍa, fortement conscient de son héritage culturel, semble plus conservateur, et le tamoul franchement réactionnaire ; pourtant une timide veine réaliste, un certain souci de modernité dans le ton, la popularité de certains écrivains politiques d'un langage direct rassurent face au maintien artificiel de normes littéraires menaçant l'avenir d'une littérature vivante. Partout, en tout cas, la production est abondante, et si peu d'œuvres prétendent à une audience internationale, l'absence de traductions et une diffusion déplorablement organisée en sont largement responsables.
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Écrit par
- Jean-Pierre DURIX : professeur émérite, université de Bourgogne, Dijon
- Jacqueline FILLIOZAT : membre de l'École française d'Extrême-Orient, Paris
- François GROS : agrégé de l'Université, directeur de l'École française d'Extrême-Orient
- Encyclopædia Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis
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INDE (Arts et culture) - Les mathématiques
- Écrit par Agathe KELLER
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On traitera ici des pratiques et pensées mathématiques qui ont eu cours dans le sous-continent indien – en « Asie du Sud », comme on dit communément dans les pays anglo-saxons –, puisque l’aire géographique concernée couvre tout autant l’Inde que le Pakistan, le Bangladesh, le Bhoutan et l’île de Ceylan...
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