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ISRAËL

Nom officiel État d'Israël
Chef de l'État Isaac Herzog - depuis le 7 juillet 2021
Chef du gouvernement Benyamin Nétanyahou - depuis le 29 décembre 2022
Capitale Jérusalem (Le statut de capitale n'est pas reconnu par la communauté internationale.)
Langue officielle Hébreu , Arabe
Population 9 756 600 habitants (2023)
    • Exclut les Israéliens qui vivent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
    Superficie 22 070 km²
      • Exclut la Cisjordanie et la bande de Gaza.

      Article modifié le

      Israël au Moyen-Orient et dans le monde

      Le sionisme a été un projet foncièrement normalisateur. Il a voulu mettre fin à ce qu’il percevait comme l’anormalité d’un peuple, dispersé dans le monde entier, en l’engageant dans un processus de territorialisation afin qu’il devienne une nation comme les autres. Cette aspiration à la normalisation nationale était considérée comme l’unique moyen de parvenir à la normalisation internationale, c’est-à-dire à la reconnaissance dans le concert des nations. Créer un État juif ne doit en effet pas seulement consister à transformer un groupe religieux transnational en une nation ancrée sur un territoire, mais aussi à modifier radicalement les rapports entre les Juifs et les autres nations, en les plaçant sur un pied d’égalité. Or cette insertion dans la communauté des nations a été longtemps précaire. L’État d’lsraël a dû faire face à un environnement régional totalement hostile durant les trois premières décennies de son existence, parce que les États arabes, comme les Palestiniens, rejetaient les conditions même de l’avènement d’Israël, sur un territoire où, malgré l’importante immigration juive dans les années 1930, la population arabe était, au départ, nettement majoritaire – le recensement de 1922 effectué lorsque le Royaume-Uni obtient le mandat sur la Palestine fait état de 83 000 Juifs et de 660 000 Arabes. Les conditions de son émergence expliquent assez largement qu’Israël se soit trouvé pendant longtemps isolé dans la communauté des nations, à l’exception des États occidentaux, qui maintinrent des relations constantes avec lui. Globalement, sur le « front international », la situation d’Israël s’est toutefois améliorée à compter des années 1990, avec le démarrage du « processus de paix » israélo-palestinien, même si la normalisation pleine et entière, au Moyen-Orient, ne pourra intervenir que lorsqu’un règlement de paix juste et définitif sera signé entre Israéliens et Palestiniens.

      Israël au Moyen-Orient

      L’indépendance par la guerre

      Création de l'État d'Israël, 1948 - crédits : The Image Bank

      Création de l'État d'Israël, 1948

      Après que David Ben Gourion, chef du gouvernement provisoire, a proclamé solennellement l’établissement de l’État d’Israël le 14 mai 1948, à l’expiration du mandat britannique, cinq États arabes (Égypte, Transjordanie, Syrie, Liban, Irak) lancent leurs armées à l’assaut d’Israël avec l’objectif explicite de détruire le nouvel État. Alors qu’éclate cette confrontation interétatique, une première guerre vient pourtant de s’achever. Elle a mis aux prises, d’un côté, les forces sionistes (la Haganah, l’armée clandestine liée aux formations de gauche, et les groupes dissidents liés à la droite), de l’autre les troupes d’irréguliers palestiniens (en particulier autour d’Abdel Kader al-Husseini), appuyées par des « volontaires arabes » rassemblés dans l’Armée de libération arabe. En effet, dès l'adoption du partage de la Palestine par l’Assemblée générale de l’ONU le 29 novembre 1947, les affrontements, lancés à l’initiative de groupes armés palestiniens, commencent. Cette guerre judéo-arabe comporte deux phases. Jusqu’en mars 1948, les Palestiniens prennent l’initiative et parviennent à couper les axes de communication, à isoler des localités juives et à soumettre Jérusalem à un véritable blocus. Les choses changent à compter d’avril 1948. La livraison d’armes venues de Tchécoslovaquie – avec l’assentiment de l’Union soviétique – pousse la Haganah, et son unité d’élite (le Palmakh), à passer à l'offensive afin de prendre le contrôle du territoire alloué à l'État juif par l'ONU. Ce changement de stratégie, qui conduit à la reddition de villes importantes comme Haïfa et Jaffa, s’accompagne d’un phénomène inédit : l’exode en masse des Palestiniens des cités conquises. Dès le début des hostilités, des Palestiniens aisés se réfugient spontanément dans les[...]

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      Écrit par

      • : professeur à l'université de Reims-Champagne-Ardenne
      • : docteur en sociologie politique, directeur de recherche CNRS, CERI-Sciences Po
      • : professeur à la faculté de droit de l'université hébraïque de Jérusalem (Israël)
      • : docteur en études hébraïques, maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales
      • : enseignant-chercheur, critique de cinéma
      • Encyclopædia Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

      Classification

      Médias

      Israël : carte physique - crédits : Encyclopædia Universalis France

      Israël : carte physique

      Israël : drapeau - crédits : Encyclopædia Universalis France

      Israël : drapeau

      Le Néguev, Israël - crédits : Christopher Pillitz/ The Image Bank/ Getty Images

      Le Néguev, Israël

      Autres références

      • INDÉPENDANCE D'ISRAËL PROCLAMATION DE L' (1948)

        • Écrit par
        • 237 mots
        • 1 média

        Alors que le mandat britannique sur la Palestine doit expirer le lendemain, David Ben Gourion proclame, le 14 mai 1948 à Tel-Aviv, l'indépendance de l'État d'Israël. Celui-ci est aussitôt reconnu par les principales puissances mondiales qui, au sein de l'O.N.U., recherchaient...

      • ISRAËL, chronologie contemporaine

        • Écrit par Universalis
      • ABBAS MAHMOUD (1935- )

        • Écrit par et
        • 2 006 mots
        • 1 média

        Homme d’État palestinien, Mahmoud Abbas a été Premier ministre de l’Autorité palestinienne en 2003, sous la présidence de Yasser Arafat, avant de succéder à ce dernier en 2005.

        Mahmoud Abbas est né le 26 mars 1935 à Safed, ville de haute Galilée, aujourd'hui située à l'intérieur des frontières...

      • ACCORDS DE WASHINGTON

        • Écrit par
        • 246 mots
        • 1 média

        La fin de la guerre froide a modifié les données du conflit du Proche-Orient. Après la guerre du Golfe, les États-Unis poussent Israël à participer à une conférence de paix. Le retour au pouvoir des travaillistes israéliens, en 1992, facilite la conclusion des accords secrètement négociés...

      • ACRE ou AKKA, anc. SAINT-JEAN-D'ACRE

        • Écrit par
        • 336 mots

        Ville et port de Palestine, qui apparaît dans l'Ancien Testament sous le nom de ‘Acco et au temps des Ptolémées d'Égypte sous celui de Ptolemaïs, époque où elle connut une certaine prospérité. Conquise par les Arabes en 636, elle fut reconstruite peu après et son port réaménagé à la fin du ...

      • AKABA ou AQABA GOLFE D'

        • Écrit par
        • 416 mots
        • 1 média

        Bras de mer étroit (de 20 à 30 km) allongé sur 180 kilomètres, séparant l'Arabie de la presqu'île du Sinaï. Par sa structure, le golfe d'Akaba (ou ‘Aqaba) est un fossé d'effondrement profond (1 828 m maximum), prolongeant celui de la mer Rouge en changeant de...

      • Afficher les 105 références

      Voir aussi