NOUVEAU-BRUNSWICK
Secteurs d’activité et développement économique
Bien que, depuis les années 2000, le Nouveau-Brunswick se soit démarqué en matière de diversification, l’économie reste tributaire de l’exploitation des ressources naturelles. Le secteur secondaire – qui se compare, en termes de proportion d’emplois, à celui de l’ensemble du Canada – n’échappe pas à cette étroite dépendance. La ville de Saint-Jean abrite le siège social de l’entreprise Irving, laquelle exerce un rôle prépondérant dans la quasi-totalité de la province en raison de sa présence dans de nombreux domaines (énergie, transport, foresterie). L’économie du nord-ouest du Nouveau-Brunswick s’appuie quant à elle sur un solide appareil industriel gravitant surtout autour des pâtes et papiers. Par ailleurs, d’autres secteurs ont émergé un peu partout dans la province, surtout depuis le début du xxie siècle : produits du terroir (bière, fromage, vin, élevage ovin), culture de petits fruits et aquaculture. À ces nouveaux créneaux s’ajoutent des activités agroforestières plus traditionnelles, telles que la culture de la pomme de terre, des sapins de Noël et l’acériculture (érables). Après avoir connu des années glorieuses, l’industrie minière (plomb, zinc, cuivre) est en forte régression, et des villes comme Sussex et Bathurst ont été durement affectées par sa restructuration. Par ailleurs, bien que saisonnière, la production de la tourbe contribue à l’économie de plusieurs localités situées au nord-est de la province. Si la plupart des services gouvernementaux se concentrent à Fredericton, l’essor du secteur tertiaire a grandement profité à la région de Moncton, qui bénéficie d'une croissance significative, et ce, tant sur le plan démographique qu’économique. Sa situation géographique privilégiée (au centre des provinces maritimes) conjuguée à sa population majoritairement bilingue n’est sûrement pas étrangère à cet essor. Enfin, les plages, les nombreux cours d’eau, la culture acadienne, la présence de parcs nationaux (Kouchibouguac et Fundy) et plusieurs attraits touristiques exercent un rôle considérable dans l’économie néo-brunswickoise.
La suite de cet article est accessible aux abonnés
- Des contenus variés, complets et fiables
- Accessible sur tous les écrans
- Pas de publicité
Déjà abonné ? Se connecter
Écrit par
- Gregory KENNEDY : professeur d'histoire, directeur scientifique de l'Institut d'études acadiennes, Moncton, Westmorland (Canada)
- Majella SIMARD : docteur en développement régional, professeur de géographie à l'université de Moncton, Nouveau-Brunswick (Canada)
Classification
Médias
Autres références
-
ACADIE
- Écrit par Encyclopædia Universalis
- 899 mots
- 1 média
Le territoire connu pendant plus de deux siècles sous le nom d'Acadie comprenait la côte atlantique du Canada et correspondait approximativement aux trois provinces actuelles de Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard. Ces côtes furent très tôt fréquentées par des...
-
CANADA - Histoire et politique
- Écrit par Michel BRUNET , Encyclopædia Universalis et Alain NOËL
- 19 402 mots
- 12 médias
...indemnités, modifia radicalement la composition de la population. En 1784, pour répondre aux revendications des colons, on créa deux nouvelles colonies : le Nouveau-Brunswick et l'île du Cap-Breton furent détachés de la grande Nouvelle-Écosse formée en 1763. L'île du Prince-Édouard, l'ancienne île Saint-Jean... -
CANADA, économie
- Écrit par Serge COULOMBE
- 7 923 mots
Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador comptaient pour 6,7 p. 100 de la population et 6 p. 100 seulement du PIB canadien en 2016. Historiquement, le revenu par habitant et la productivité de la main-d’œuvre de ces provinces ont toujours été inférieurs... -
PRINCE-ÉDOUARD ÎLE DU
- Écrit par Edward MACDONALD et Majella SIMARD
- 1 182 mots
- 3 médias
Située à l’extrémité est du Canada, l’Île-du-Prince-Édouard (Prince Edward Island en anglais) est la plus petite des trois provinces maritimes – qui comptent aussi le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse –, tant en termes de population que de superficie (5 660 km2). Par ailleurs,...