SYPHILIS
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Thérapeutique
Dès confirmation du diagnostic, il faut instituer immédiatement un traitement énergique. Les schémas thérapeutiques doivent assurer des taux tréponémicides pendant une durée prolongée. Le protocole classique consiste en l’injection intramusculaire hebdomadaire de benzathine pénicilline G sur une période de trois semaines. Cette pénicilline constitue toujours l'antibiotique de choix, la meilleure arme prophylactique : son action sur les tréponèmes permet de briser la chaîne de contamination et de traiter le ou les partenaires sexuels. De toute façon, quel que soit le traitement, de 10 à 20 % des syphilis récentes séropositives resteront telles ; leur avenir semble le même que celui des syphilis qui se sont négativées. En cas d'allergie avérée à la pénicilline, on aura recours à un traitement long (de 20 à 30 jours), soit par les cyclines, soit par les macrolides (chez la femme enceinte).
En cas de syphilis sérologique ou de syphilis latente, et dans tous les cas où il est impossible de préciser la date de contamination, on prescrira plusieurs cures de pénicilline.
En cas de syphilis symptomatique tardive, on sera parfois amené à ordonner de longues cures de pénicilline, en même temps que des thérapeutiques particulières à chaque cas.
On contrôle l'efficacité du traitement par des tests sérologiques périodiques.
La syphilis n'est pas une maladie honteuse mais une maladie infectieuse, peu grave, facilement guérissable, sans incidence sur la descendance si un traitement précoce et correct a été institué. Mais elle peut devenir extrêmement sérieuse si elle n'a été ni révélée ni traitée.
Les mesures prophylactiques sont les armes les plus efficaces dans la lutte contre cette maladie, à savoir : la connaissance des aspects actuels de la syphilis, et surtout la nécessité de prescrire des traitements immédiatement efficaces, dans le but de rompre le plus rapidement possible les chaînes de contamination et d'obtenir une protection contre les complications lointaines de la syphilis ; la soumission aux tests systématiques de contrôle après traitement ; surtout, l’usage de préservatifs ou le choix de ne reprendre une vie sexuelle normale qu'après une certitude de non-contagiosité.
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Écrit par
- Michel POITEVIN : docteur ès sciences naturelles, ancien chef de l'unité de biologie des tréponématoses, Institut Alfred-Fournier, centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé
- André SIBOULET : chef de consultation à l'hôpital Saint-Louis, ancien directeur de l'Institut Alfred-Fournier
- Encyclopædia Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis
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