TANZANIE
Nom officiel | République unie de Tanzanie |
Chef de l'État et du gouvernement | Samia Suluhu Hassan - depuis le 19 mars 2021 |
Capitale | Dodoma |
Langue officielle | Swahili , Anglais |
Population |
66 617 606 habitants
(2023) |
Superficie |
947 300 km²
|
Article modifié le
Histoire
Ce sont les Arabes et les Perses qui ont commencé à coloniser l'Afrique de l'Est au xviie siècle et au xviiie siècle, les Portugais n'ayant pris pied que sur quelques points côtiers pour l'installation de leurs comptoirs. L'intérieur est resté pratiquement inexploré jusqu'au xixe siècle.
À Zanzibar, la population shirazi fit appel aux sultans d'Oman pour chasser les Portugais qui venaient s'installer dans l'île. Le commerce des esclaves et des épices y deviendra rapidement florissant, au point que les sultans y transférèrent leur capitale en 1832 pour mieux contrôler le commerce sur l'ensemble de la côte est-africaine.
Les premières expéditions commanditées le cas échéant par les compagnies commerciales ou des sociétés de colonisation européenne furent organisées sur le continent à partir de la côte. Peu à peu, ces régions devinrent l'enjeu de rivalités coloniales.
Le Tanganyika et Zanzibar ont suivi pendant longtemps des destins séparés qu'il faut brièvement retracer.
Le Tanganyika avant l'indépendance
L'évolution des institutions
La conférence de Berlin (1884-1885), qui partagea l'Afrique en zones d'influence au profit des puissances coloniales européennes, décida d'attribuer une partie de l'Afrique de l'Est à l'Allemagne impériale pour le compte de laquelle une société de colonisation, dirigée par le professeur Karl Peters, venait de faire l'acquisition d'une vaste superficie de terrains.
La gestion de ces territoires fut abandonnée d'abord à une compagnie commerciale, mais, après 1890, l'Allemagne pratiqua une politique d'administration directe dans la Deutsche Ost-Afrika. Cette politique fut rude (confiscation des terres déclarées « terres de la Couronne », répressions sanglantes des révoltes dont la plus spectaculaire fut l'insurrection Maji-Maji en 1905-1906, etc.), mais elle permit de commencer à équiper le territoire (réseau routier et portuaire) et de mettre en valeur les zones les plus fertiles (sisal, coton...).
Pendant la Première Guerre mondiale, Anglais et Allemands s'affrontèrent durement au Tanganyika. La défaite de l'Empire allemand ayant entraîné la perte de ses colonies africaines, la Deutsch Ost-Afrika fut divisée en trois territoires : le Tanganyika, le Ruanda et le Burundi, tous placés sous mandat de la Société des Nations. La Grande-Bretagne fut désignée en 1919 pour administrer la Tanganyika au nom de l'organisation internationale (le Ruanda et le Burundi étant confiés à la Belgique selon le même statut).
Conformément à sa politique coloniale habituelle (et au mandat qu'elle avait reçu de la Société des Nations), la Grande-Bretagne utilisa le système de l'indirect rule pour gérer cette nouvelle possession : les habitants des territoires sous mandat ne deviennent pas des sujets britanniques mais sont seulement « protégés » par la Grande-Bretagne, les clauses du mandat interdisant toute modification unilatérale du statut par la puissance mandataire.
L'administration du Tanganyika, définie pour l'essentiel par le Tanganyika Order in Council, reposait sur l'institution du gouverneur, désigné par la Couronne et assisté par un Conseil exécutif (Executive Council), dont les fonctions étaient purement consultatives. Un Conseil législatif (Legislative Council) fut créé plus tard, en 1926, mais sa représentativité était faible puisqu'il ne comprenait guère à l'origine que des membres nommés et des fonctionnaires (officials) de Sa Majesté ; au surplus, il était présidé par le gouverneur. Ce conseil (dont la composition a quelque peu varié dans le temps) était chargé de discuter les lois applicables à la colonie, mais ne disposait pas à proprement parler du pouvoir législatif (le gouverneur pouvait toujours opposer son veto à une loi qu'il jugeait inopportune). Sur le plan administratif, outre un secrétariat général qui assurait des fonctions de coordination, des commissaires (Commissioners) furent placés à la tête des provinces et des districts, circonscriptions administratives nouvellement créées pour tenir compte des dimensions du Tanganyika : ils dépendaient très étroitement du gouverneur. Quant aux institutions judiciaires de la colonisation, elles étaient éventuellement chargées d'appliquer le droit britannique (Haute Cour, Cour d'appel d'Afrique de l'Est).
Certes, les institutions indigènes subsistaient, mais leur fonction était surtout d'assurer le contact entre l'administration coloniale et les populations locales. Les tribunaux indigènes (native courts) relevaient ainsi en appel des commissaires de district (district commissioners), puis d'une cour d'appel centrale (Central Court of Appeal).
Le système (qui présentait, selon sir Donald Cameron, des avantages certains, à la fois pour la puissance coloniale et pour les Africains) fonctionna sans modification sensible jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Lorsque l'O.N.U. succéda à la S.D.N., le « mandat » de la Grande-Bretagne fut transformé en « tutelle » sous la surveillance vigilante du Conseil de tutelle et de l'Assemblée générale (1946). La Grande-Bretagne dut s'engager à favoriser l'accès des Africains aux postes de responsabilité et à conduire le Tanganyika vers l'indépendance, dans le respect des principes démocratiques.
C'est alors que Londres s'orienta vers la politique dite « multiraciale » ou « multicommunautaire » qui n'était sans doute pas exempte d'arrière-pensées. Chacune des « communautés » qui composaient la population du Tanganyika (la communauté africaine, la communauté des Asians et la communauté européenne) se voyait attribuer une représentation séparée (mais inégalitaire) dans les institutions du territoire. Le déséquilibre manifeste entre la représentation de la communauté africaine et celle des autres communautés permettait en fait à l'Angleterre de ne rien céder d'essentiel. Le Conseil exécutif se transforma progressivement en gouvernement local (il deviendra « ministère » en 1957) et s'ouvrit de manière mesurée aux représentants des communautés africaine et indopakistanaise. Le Conseil législatif, qui comprenait en 1945 vingt-neuf membres dont quinze officials, fit place également à quelques Africains (4) et Asians (3) ; il cessa d'être présidé par le gouverneur en 1953.
Une commission constitutionnelle (commission Matthew) fut désignée en 1949 pour examiner les perspectives de l'évolution politique du Tanganyika ; elle remit un rapport, jugé progressiste à l'époque, qui recommandait une accélération du processus représentatif en faveur de la majorité africaine. Une deuxième commission (commission Mackenzie), créée en 1952, préconisa un statut électif à terme de tous les membres du Conseil et une africanisation plus rapide de cette institution. Bien que ses conclusions n'aient pas été suivies immédiatement d'effet, elles contribuèrent vraisemblablement à faire adopter en 1955 le principe d'une représentation paritaire des trois communautés au sein du Conseil élu.
En toute hypothèse, la Grande-Bretagne subissait la pression constante des instances compétentes de l'organisation des Nations unies. Les missions de visite se succédaient au Tanganyika et critiquaient ouvertement la politique « multicommunautaire » dont l'objectif plus ou moins avoué était de freiner les revendications nationalistes africaines.
Il fallut céder du terrain. Un nouveau mécanisme électoral proposé en 1956 par une nouvelle commission constitutionnelle et adopté non sans restrictions en 1957 améliorait sensiblement la représentation de la population africaine. Aux élections de 1958-1959 (elles furent curieusement scindées en deux phases), les partisans de la politique multicommunautaire connurent un échec total. Le Tanganyika se dirigea alors à grands pas vers l'indépendance.
Une des pièces majeures du système parlementaire, la responsabilité ministérielle, fut mise en place peu après : le Conseil des ministres, composé de ministres élus et dirigé par un Premier ministre « conseiller du gouverneur », devint un responsible government conformément aux recommandations du Comité constitutionnel institué en 1959. Puis la conférence constitutionnelle réunie à Londres en 1960 admit à la fois un élargissement sensible du droit de vote et une plus grande représentativité du Conseil législatif.
De nouvelles élections se déroulèrent le 30 avril 1960 : le leader du parti africain vainqueur devint normalement le Premier ministre du territoire.
Au début de l'année 1961, la conférence constitutionnelle siégeant à Dar es-Salaam décida de remplacer le Conseil législatif par une Assemblée nationale entièrement élue, de réduire sensiblement les attributions du gouverneur et de permettre au cabinet responsable devant l'Assemblée de gérer les affaires intérieures du pays.
Les mois suivants furent consacrés à la rédaction de la constitution du nouvel État dont l'indépendance fut proclamée le 9 décembre 1961. Le Tanganyika devenait un dominion dans le cadre du Commonwealth, avec un gouverneur représentant la Couronne, une Assemblée nationale représentative et un gouvernement responsable dirigé par un Premier ministre africain.
L'évolution des forces politiques
Comme dans la plupart des possessions coloniales africaines, la vie politique du Tanganyika fut lente à s'éveiller. Bien que le mouvement coopératif ait réussi à s'implanter (par exemple dans les régions productrices de coton ou de café, le Sukumaland et le Chaggaland) et que quelques syndicats se soient constitués, leurs objectifs n'étaient pas à proprement parler politiques. On notera même que, dans certaines ethnies (celle des Chagga, des Haya, des Nyamwezi, etc.), des groupements politiques s'étaient progressivement mis en place, mais leur influence reposait sur une base tribale et se trouvait donc relativement réduite.
La première organisation dont les ambitions (sociales et culturelles à l'origine) se transformèrent en aspirations politiques nationales fut sans doute la Tanganyika Africa Association (T.A.A.),créée vers 1930 et qui s'efforçait de dépasser le cadre tribal pour exprimer les revendications de la masse africaine. Son audience était sensiblement plus importante que celle de la Tanganyika Welfare and Commercial Association formée à la même époque et qui, malgré son appellation apparemment plus neutre, s'était, elle aussi, politisée.
Le nouveau contexte international à l'issue de la Seconde Guerre mondiale ne pouvait que favoriser l'éclosion des mouvements nationalistes africains. La T.A.A. bénéficia incontestablement de ce changement : elle fut considérée comme un des interlocuteurs valables des missions de visite de l'O.N.U., dans la mesure où elle regroupait les élites indigènes du moment (intellectuels, commerçants, artisans, cadres administratifs,...). Lorsqu'un jeune intellectuel originaire du nord-ouest du pays, J. K. Nyerere, en prit la présidence, une refonte des statuts fut aussitôt entreprise et, en juillet 1954, la T.A.A. devenait la Tanganyika African National Union (T.A.N.U.) dont le rôle fut déterminant pour l'avenir politique du pays. Il s'agissait alors de « préparer la Tanganyika au self-government et à l'indépendance et à combattre sans relâche pour que la Tanganyika devienne autonome et indépendante ». La T.A.N.U. affichait par ailleurs sa volonté de faire appel aux mouvements coopératifs et syndicaux pour soutenir son combat politique. Elle avait choisi une tactique modérée de harcèlement, sans rien céder sur les objectifs. En quelques années, malgré les efforts de la Grande-Bretagne pour réduire l'influence du mouvement ou intimider ses dirigeants, elle s'installait sur le devant de la scène et ne le quittait plus. Ses organisations annexes, notamment celle des femmes (« section féminine » de la T.A.N.U.) et celle des jeunes (T.A.N.U. Youth League, ou T.Y.L.), ainsi que la Tanganyika Federation of Labour (T.F.L.), lui assuraient le contact avec les couches les plus dynamiques de la population africaine. Aucun autre parti politique ne fut jamais en mesure de lui disputer le monopole de la représentation politique des Africains. C'est en vain que Londres suscita ou soutint des partis concurrents (l'United Tanganyika Party, U.T.P., converti à la politique multicommunautaire de la Grande-Bretagne ; le Tanganyika Federal Independence Party, T.F.I.P., qui préconisait un séparatisme assez flou ; l'African National Congress, A.N.C., qui jugeait la politique de J. K. Nyerere trop modérée) : aucune de ces formations ne réussira à s'implanter. Il était évident que la T.A.N.U. était seule en mesure de négocier l'indépendance du territoire et de prendre la responsabilité du pouvoir : après les élections du 30 août 1960, J. K. Nyerere devint logiquement Premier ministre.
Le nombre des adhérents de la T.A.N.U. (il était évalué en 1958 à 175 000 environ) enfla aussitôt : en 1961, on avançait le chiffre de un million. La T.A.N.U., sous l'impulsion de J. K. Nyerere, maintint la ligne qui lui avait fort bien réussi jusqu'alors : accentuer la pression sur la Grande-Bretagne, sans recourir à la violence et sans s'aliéner le capital de sympathie qu'elle avait su acquérir auprès des instances internationales et même auprès de certaines fractions de l'électorat européen ou indopakistanais. Elle a dominé littéralement toute la vie politique du Tanganyika avant (et après) l'indépendance.
Zanzibar avant l'indépendance
C'est une autre histoire que celle du Zanzibar et qui n'a pas grand-chose de commun avec celle du Tanganyika.
Les deux îles de Zanzibar et de Pemba étaient restées possession des sultans d' Oman jusqu'en 1890, date à laquelle la Grande-Bretagne préoccupée par la colonisation allemande du Tanganyika, décida de leur imposer son protectorat. Elle maintint les privilèges de la minorité « arabe » et les prérogatives du sultan en ce qui concerne les affaires intérieures du pays (mais l'abolition de l'esclavage en 1897 réduisit l'importance « commerciale » de Zanzibar qui se reconvertira dans la culture du girofle). Les habitants de Zanzibar n'avaient pas la qualité de citoyens britanniques, mais étaient « protégés » par la puissance coloniale, qui entendait surtout contrôler la politique extérieure du pays.
La Grande-Bretagne se trouva rapidement aux prises avec les difficultés nées de l'antagonisme entre la majorité « afro-shirazie » et la minorité arabe, sans compter les rivalités au sein de la population africaine (indigènes, shirazis, descendants d'esclaves émancipés, immigrants venus du continent ou des Comores, etc.).
L'évolution des institutions
Fidèle à une méthode éprouvée, la Grande-Bretagne procéda à un aménagement progressif des institutions du protectorat.
Un « Conseil de protectorat » fut créé en 1914, sous la présidence nominale du sultan, pour assister celui-ci dans ses tâches d'administration intérieure ; il était composé de représentants de la puissance coloniale et de conseillers du sultan. En 1926 furent mis en place un Conseil exécutif et un Conseil législatif, mais les Africains en furent écartés jusqu'en 1945 et, au demeurant, les règles du système éducatif et économique permettaient de maintenir les privilèges de la minorité arabe, qui s'appuyait le cas échéant sur une autre minorité, celle des Asians d'origine indienne.
Londres tenta, après la Seconde Guerre mondiale, d'imposer une politique multicommunautaire qui faisait place aux communautés africaine et indienne aux côtés de la minorité arabe au pouvoir (le problème de la représentation de la communauté européenne ne se posait pas dans les mêmes termes que sur le continent, compte tenu du faible nombre de résidents britanniques). C'est ainsi que deux Africains furent admis au Conseil législatif à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Divers projets furent élaborés par la suite, mais ils furent plutôt mal accueillis par les dirigeants arabes qui redoutaient l'extension de la représentation africaine ou indienne au Conseil législatif. La commission Coutts proposa une représentation élue, pour la moitié des sièges dits non official du Conseil législatif, sur la base d'un collège unique, réforme qui fut adoptée en 1956. Les élections de 1957, marquées par de graves incidents, traduisaient une poussée des forces nationalistes africaines.
Les années qui précédèrent l'indépendance virent les affrontements redoubler entre Arabes et Africains. L'évolution des institutions se poursuivait toutefois selon le schéma déjà expérimenté : sur la suggestion du commissaire constitutionnel sir H. Blood, le principe d'un gouvernement responsable devant un Conseil législatif essentiellement élu fut retenu, mais aux élections de janvier 1961, aucune majorité nette ne parvint à se dessiner et il fallut procéder à de nouvelles élections pour tenter de clarifier la situation : elles se déroulèrent dans un climat de violence qui laissait mal augurer de l'avenir.
La conférence constitutionnelle réunie à Londres se heurta très vite au problème de la représentativité de la chambre élue et au rôle dévolu à la minorité arabe dans le futur État de Zanzibar.
L'indépendance de Zanzibar fut proclamée le 10 décembre 1963 dans une atmosphère tendue. Les événements qui suivirent montrèrent que les craintes des observateurs étaient fondées.
L'évolution des forces politiques
La vie politique, dans ces îles dont la population totale n'atteignait pas 400 000 habitants lors de l'indépendance, était particulièrement confuse, les clivages se trouvant aggravés, dans un espace aussi étroit, par des considérations historiques, idéologiques ou personnelles. Outre les Européens, les minorités arabe et indienne se heurtaient aux intérêts d'une communauté africaine majoritaire, mais elle-même profondément divisée.
Les premières associations africaines qui se créèrent avant la Seconde Guerre mondiale n'avaient qu'une audience limitée : l'African Association (1934) groupait les Africains venus du continent et entretenait d'étroites relations avec la T.A.N.U. de J. K. Nyerere ; la Shirazi Association (1939) entendait exprimer les aspirations des populations shirazi notamment à Pemba. De leur côté, les Arabes et les Indiens avaient constitué des associations telles que l'Arab Association ou l'Indian Association.
La naissance des partis politiques date de la décennie qui précéda l'indépendance. Le Zanzibar Nationalist Party (Z.N.P.), fondé en 1956 par des activistes arabes, s'efforçait d'entretenir la division entre les deux branches de la communauté africaine cependant que l'Afro-Shirazi Union tentait au contraire de les rassembler. Le président de l'African Association cheikh Abeid Amani Karume, devenu en 1957 président de l'Union afro-shirazi, contribua à la création d'un Parti-shirazi (Afro-Shirazi Party, A.S.P.) qui affichait à la fois son hostilité à la colonisation et son refus d'accepter le maintien des privilèges de la minorité arabe. En 1959, un nouveau parti, le Zanzibar and Pemba People's Party (Z.P.P.P.) s'efforçait de regrouper ceux des Shirazi qui désiraient défendre les revendications autonomes et, en 1963, l'Umma Party se détachait du Zanzibar National Party dont il rejetait l'inspiration islamique, autour d'un théoricien influencé par les expériences chinoise et cubaine, Abdulrahman Mohamed cheikh dit « Babu ».
Trois partis se disputèrent les suffrages des électeurs en janvier 1961 : le Z.N.P., l'A.S.P. et le Z.N.P.P. Si l'Afro-Shirazi Party l'emportait à Zanzibar, il était sérieusement concurrencé à Pemba par le Z.N.P.P. Quant au Z.N.P., bien qu'il eût bénéficié d'un découpage électoral favorable, il ne réussit pas à obtenir la majorité absolue. Une coalition était donc nécessaire pour constituer le gouvernement. Le Z.N.P. tenta de profiter de la rivalité de l'A.S.P. et du Z.N.P.P. pour s'allier avec cette dernière formation aux nouvelles élections de juin 1961, sans grands résultats toutefois. Le gouvernement constitué par les deux partis associés ne pouvait prétendre représenter la majorité des électeurs, et l'A.S.P., frustré de sa victoire, n'entendait pas en rester là. La situation allait devenir explosive d'autant que les élections de 1963 ne modifièrent pas sensiblement les rapports de force.
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Écrit par
- Bernard CALAS : professeur de géographie à l'université de Bordeaux-III-Michel-de-Montaigne
- Marie-Aude FOUÉRÉ : post-doctorante rattachée au Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales
- Franck MODERNE : professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
Classification
Médias
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Voir aussi
- DENSITÉ DE POPULATION
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- ÉCONOMIE DE MARCHÉ
- ALIMENTATION ÉCONOMIE DE L'
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