MÉDIÉVALES PHILOSOPHIES & THÉOLOGIES, du XIIIe au XVe s.
Articles
-
LOGIQUE
- Écrit par Robert BLANCHÉ et Jan SEBESTIK
- 12 977 mots
- 3 médias
La logique fait partie de l'enseignement dispensé dans les facultés des arts, comme troisième année du trivium. Elle est largement utilisée aussi comme moyen d'argumentation et de discussion dans les facultés supérieures, notamment celles de théologie. La longue querelle des universaux... -
LULLE RAYMOND (1233 env.-1316)
- Écrit par Louis SALA-MOLINS
- 2 778 mots
Pour les Catalans, Raymond Lulle est le créateur de leur langue. Pour les historiens de la philosophie, il reste un cas. Pour l'Inquisition, il fut un hérétique, mais un saint pour l'école franciscaine, et un géant pour les spécialistes de la littérature mystique. Pour tout le monde,...
-
MARSILE DE PADOUE (1275 ou 1280-env. 1343)
- Écrit par Jeannine QUILLET
- 1 201 mots
Fils d'un « notaire » de l'université de Padoue, Marsile de Padoue (Marsilius Patavinus) appartient à un milieu de magistrats, d'obédience guelfe, qui a joué un rôle prépondérant dans la cité padouane au xiiie et au xive siècle. Pourtant, son appartenance attestée au...
-
MOÏSE BEN NAḤMAN (1194-1270)
- Écrit par Gabrielle SED-RAJNA
- 754 mots
Exégète, philosophe et kabbaliste, né à Gérone, Moïse ben Naḥman, plus connu sous le nom de Naḥmanide, de son nom espagnol Bonastrug de Porta, est une figure éminente de la pensée juive médiévale. D'après son disciple Salomon ben Adret, il gagnait sa vie en exerçant la médecine....
-
MOYEN ÂGE - Les universités médiévales
- Écrit par Jean FAVIER
- 2 180 mots
- 2 médias
La scolastique est une technique qui fonde sur la compréhension des textes faisant autorité une analyse formelle conduisant à l'énoncé de la vérité et à ses applications. Analyse grammaticale et sémantique, d'abord, qui précise le sens littéral d'où l'on s'élèvera à l'interprétation symbolique et morale.... -
NOMINALISME
- Écrit par Paul VIGNAUX
- 3 595 mots
Lorsqu'on envisage une « enquête sur le nominalisme » à travers l'histoire de la philosophie (comme le propose la thèse de Jean Largeault), on se trouve devant une diversité de doctrines entre lesquelles l'assimilation semble purement nominale. Pour faire face à cette difficulté dans...
-
OCKHAM GUILLAUME D' (1287 env.-1347)
- Écrit par Maurice de GANDILLAC et Jeannine QUILLET
- 6 680 mots
- 1 média
À l'époque où naît Ockham, saint Bonaventure et saint Thomas sont morts depuis plus de dix ans et leur aîné Albert le Grand leur a survécu d'assez peu. Ni Raymond Lulle ni Roger Bacon, l'un largement quinquagénaire, l'autre probablement septuagénaire, n'ont cessé leurs combats, souvent...
-
OLIVI ou OLIEU PIERRE JEAN (1248 env.-env. 1298)
- Écrit par Edina BOZOKY
- 319 mots
Frère mineur, de la tendance des « spirituels », né à Sérignan, en Languedoc, mort à Narbonne. Après des études à Paris, Pierre Jean Olivi (ou Olieu) commence à enseigner en 1270 et fait ses débuts dans la littérature théologique par des commentaires sur les quatre livres des Sentences...
-
ORESME NICOLE D' (1325-1382)
- Écrit par Francis RUELLO
- 290 mots
Né en Normandie, Oresme suit à Paris, à la faculté des arts, les cours de Jean Buridan dont il est le disciple et l'ami. Maître ès art en 1362, il est nommé évêque de Lisieux en 1377.
En philosophie de la nature, Oresme expose avec prédilection sa théorie de la rotation de la Terre...
-
PHILIPPE LE CHANCELIER (1160/80-1236)
- Écrit par Michel-Marie DUFEIL
- 362 mots
Maître en théologie de l'université de Paris en 1206, souvent confondu avec son père Philippe de Grève, Philippe devint archidiacre de Noyon en 1211 et chancelier de Notre-Dame en 1218. Pratiquant le cumul des bénéfices et défenseur des privilèges contre les mendiants, il fut mêlé à tous les...
-
PIERRE AURIOL (1280-1322)
- Écrit par Francis RUELLO
- 673 mots
Théologien franciscain, né près de Gourdon, dans le Quercy. En 1304, Pierre Auriol étudie à l'université de Paris, où il suit peut-être l'enseignement de Jean Duns Scot. En 1312, il enseigne au studium generale des Frères mineurs de Bologne et, en 1314, à celui de Toulouse....
-
PIERRE D'ABANO (1250 env.-env. 1316)
- Écrit par Denis COUTAGNE
- 281 mots
Médecin et philosophe qui enseigna à Padoue et qu'on accusa d'avoir rapporté de Paris en Italie la « peste averroïste ». Né près de Padoue, à Abano, Pierre (de Abano, Apono, ou Patavinus) passa plusieurs années à voyager : en Grèce d'abord et peut-être à Constantinople, où il aurait appris le grec...
-
PRÉVOSTIN DE CRÉMONE (fin XIIe-déb. XIIIe s.)
- Écrit par Jean RIBAILLIER
- 1 556 mots
L'un des premiers chanceliers à Paris de l'université naissante et l'une des figures maîtresses de la fin du xiie siècle, Prévostin de Crémone est représentatif d'une époque où la société chrétienne est internationale. Issu d'une obscure famille lombarde, il étudie la logique,...
-
RICHARD DE MEDIAVILLA ou DE MIDDLETON (1249 env.-entre 1300 et 1308)
- Écrit par Édouard-Henri WÉBER
- 307 mots
Maître franciscain qui enseignait à Paris durant le dernier quart du xiiie siècle. Les historiens n'ont pas encore réussi à établir si son origine était française (Menneville, ou Moyenneville) ou anglaise (on connaît un nom de famille Menneville, Middletown). On incline pour l'origine française,...
-
ROBERT GROSSETESTE (1175 env.-1253)
- Écrit par Édouard-Henri WÉBER
- 226 mots
Savant et théologien anglais, né à Stradbroke (comté de Suffolk). Robert Grosseteste devint chancelier de l'université d'Oxford en 1222, régent de l'école de théologie des Franciscains à Oxford en 1224 et évêque de Lincoln (d'où l'appellation Lincolniensis) en 1235....
-
ROGER BACON (1212/1220-1292)
- Écrit par Alain de LIBERA
- 1 837 mots
Polémiste infatigable, philosophe hardi, mathématicien, logicien, grammairien et expérimentateur accompli, Roger Bacon est la figure la plus originale de la pensée franciscaine du xiiie siècle. Se disant lui-même « très savant en toutes sciences » et lecteur d'Aristote « plus qu'aucun...
-
ROGER MARSTON (mort en 1303)
- Écrit par Denis COUTAGNE
- 411 mots
Franciscain, disciple de saint Bonaventure et de Jean Peckham, farouche défenseur de l'augustinisme contre saint Thomas d'Aquin. Roger Marston fit ses études à Paris, en 1270 environ, et enseigna à Oxford, puis à Cambridge. De 1292 à 1298, il fut ministre de la province franciscaine...
-
SCIENCES HUMAINES
- Écrit par Edmond ORTIGUES
- 10 274 mots
- 2 médias
...d'une double tradition, hellénistique (ou gréco-latine) et judéo-chrétienne (hébraïque et grecque), l'humanisme a transformé l'idée même de tradition. La conception médiévale de celle-ci était d'ordre ecclésiastique ou juridico-théologique. En soumettant les auteurs sacrés aux mêmes méthodes d'exégèse... -
SCOLASTIQUE
- Écrit par Jean JOLIVET
- 2 967 mots
Dans son emploi usuel, et qu'il soit nom générique ou adjectif, le mot « scolastique » fait naître l'idée de répétition ou commentaire du déjà-dit, de subtilité pédantesque, par opposition à l'originalité, à l'esprit de découverte par enquête sur les choses mêmes. Cette acception résume une part des...
-
SEFER HA-BAHIR
- Écrit par Gabrielle SED-RAJNA
- 357 mots
Traité anonyme, le premier à adopter le langage et les idées symboliques caractéristiques de la littérature kabbalistique qui s'étend du xiiie au xvie siècle. Il est attribué à une autorité connue du Talmud, Rabbi Nehunya ben ha-Kana. Sa forme littéraire est celle d'un ...