PLAN-SÉQUENCE
Articles
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ANTONIONI MICHELANGELO (1912-2007)
- Écrit par Paul Louis THIRARD
- 2 262 mots
- 1 média
...Stylistiquement, en revanche, on distingue l'admiration du débutant pour le Laura de Preminger et pour Les Dames du bois de Boulogne de Bresson. La technique du plan-séquence triomphe en effet dans Chronique d'un amour. Ce style, que certains voulurent théoriser (alors que ses plus grands utilisateurs, Welles... -
L'ARCHE RUSSE (A. Sokourov)
- Écrit par Michel ESTÈVE
- 1 026 mots
Le récit de L'Arche russe (2002) s'ouvre dans un registre quelque peu énigmatique. L'écran, gris, n'est animé par aucune image, tandis qu'une voix off murmure : « J'ouvre les yeux et je ne vois rien... », avant d'évoquer une impression de peur ressentie par des personnes qui s'enfuient, sans qu'elles...
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CINÉMA (Aspects généraux) - Les théories du cinéma
- Écrit par Youssef ISHAGHPOUR
- 5 396 mots
- 2 médias
...Jean-Luc Godard, Eric Rohmer et d'autres. Bazin est le premier à écrire une esthétique du cinéma parlant, car même la profondeur de champ et le plan-séquence (où il voit l'aboutissement du réalisme ontologique, tandis que le montage serait une manipulation subjective et idéologique des images)... -
CINÉMA (Réalisation d'un film) - Mise en scène
- Écrit par Joël MAGNY
- 4 777 mots
- 9 médias
...Orson Welles et Citizen Kane que l'on situe généralement l'accession de la mise en scène à la modernité. L'utilisation systématique du plan-séquence et de la profondeur de champ transforme largement les données du cinéma hollywoodien : le montage perd son invisibilité et le spectateur... -
LES CONTES DE LA LUNE VAGUE APRÈS LA PLUIE, film de Kenji Mizoguchi
- Écrit par Jacques AUMONT
- 1 013 mots
- 1 média
Pour ce film sur la passion d'un artiste, Mizoguchi a cherché un art épuré.Le plan-séquence règne dans tous les moments d'intensité et de pathos, opposant sa fluidité à toute menace d'expressionnisme. Le fameux mono no aware japonais, le « poignant des choses », ce sentiment du monde... -
JANCSÓ MIKLÓS (1921-2014)
- Écrit par Michel ESTÈVE
- 885 mots
Deux cinéastes emblématiques incarnent la qualité et l'originalité du cinéma hongrois : aujourd'hui Béla Tarr ; hier Miklós Jancsó, lion d'or du festival de Venise 1990 pour l'ensemble de son œuvre.
Né en 1921 à Vac, non loin de Budapest, Miklós Jancsó mène tout d'abord...
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MIZOGUCHI KENJI (1898-1956)
- Écrit par Michel MESNIL
- 2 181 mots
- 1 média
...ici, c'est le soubassement de l'œuvre, ce qui lui confère son honnêteté. Une bonne part des choix esthétiques de Mizoguchi repose là-dessus, tel celui du plan-séquence associé à la profondeur de champ, aussi fréquemment employé par l'auteur des Contes que par Jean Renoir et Orson Welles, cinéastes... -
RENOIR JEAN
- Écrit par Joël MAGNY
- 2 365 mots
- 2 médias
...découpage imposé par le « style américain » amène Renoir à abandonner ces figures au profit d'une vision plus directe – mais pour certains plus impersonnelle. En apparence seulement : car le plan-séquence permet à l'acteur de donner sa pleine mesure. Dans Le Testament du docteur Cordelier (1959), Renoir... -
SOKOUROV ALEXANDRE (1951- )
- Écrit par Michel ESTÈVE
- 1 140 mots
- 1 média
« Il est peu de génies dans le cinéma : Bresson, Mizoguchi, Vigo, Buñuel, Satyajit Ray, Sokourov... ». Le premier, il y a trente ans, Andreï Tarkovski (Le Temps scellé, Éditions de l'Étoile-Cahiers du cinéma,1989) a reconnu et admiré le grand talent d'Alexandre Sokourov, hier voué à l'obscurité...
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WELLES ORSON (1915-1985)
- Écrit par Jean COLLET
- 2 376 mots
- 1 média
Par le montage, il poursuit donc la même ambition que par leplan-séquence : dans celui-ci, il nous laisse choisir des yeux, sans nous forcer, ce que nous voulons voir. Par celui-là, il confronte des points de vue. Si le montage est le plus souvent le moyen d'imposer une vision, Welles, au contraire,...